Vendredi 8 mai 2009
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12:42
Salut à tous !
Je me suis pris le trip de relire tous les vieux trucs que j'avais écrit.
Outre le fait d'avoir remarqué que j'étais méga balèze déjà tout petit, je suis retombé sur un travail de français trop bon qu'on avait du faire. Ce serait cool que
chacun mette celui qu'il avait écrit !
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« Le matin accourt, ouvrez vos yeux… »
« Relevez votre dos au moyen d’une pression sur vos bras… »
« Et restez assis sur votre plumisphère… »
Plumisphère ?
Plumisphère ?
Mais quel est ce mot si doux à l’oreille ?
L’équivalent du lit bien sur. Ses quatre premières lettres font référence aux plumes composant les couvertures de naguère…
Eh quand bien même il n’aurait aucun rapport avec le lit que l’on connaît, cela n’aurait pas vraiment d’importance. Poussons ce jeu encore plus loin, et posons que plumisphère est un nom
désignant à la fois un lit et une tête fraîchement tombée de la guillotine. Comme il est pittoresque de voir deux idées si éloignées réunies au sein d’un même mot !
Si nous étions raisonnables et peu exigeants nous en resterions là. Mais par souci d’originalité et d’équité nous en préférons davantage. « Plumisphère » a droit à un avenir plus
prometteur : posons que ce soit le premier nom mixte pouvant désigner à la fois toutes les idées et faits possibles.
Quel honneur pour un mot !
Et nous en sommes l’inventeur.
Quelle beauté, quel pouvoir !
Nous qui étions conditionnés dans une langue raidie par les expressions usuelles, nous sommes libéré de ce carcan, et prêts à user de cette liberté. En conséquence, donnons nous un jour pendant
lequel la langue française n’aura plus aucune limite. Pendant ce jour nous n’irons pas à l’école, mais bien à la chasterie, plus personne ne sera malheureux, mais juste spaceliers…
Relativisons notre manière de nous exprimer, mettons à l’épreuve notre créativité et celle des autres au moyen de ce simple jeu. Car inventer, voire réemployer des termes perdus, et les
substituer aux usuels permet, outre l’amusement, d’en percevoir le sens originel, de se séparer des conventions tacites qui empoisonnent et réduisent le langage, langage qui est la base de tout
dialogue.